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samedi 11 décembre 2010

Le chef d'orchestre Gustavo Dudamel

Initié à la musique dès son plus jeune âge par son père tromboniste, il déchiffre à 6 ans la partition de la Cinquième symphonie de Beethoven et dirige un orchestre imaginaire devant ses parents. Si vous avez eu l'occasion de regarder une partition d'orchestre vous imaginez ce que cela représente !
À 10 ans, il apprend le violon. Élève de Rodolfo Saglimbeni et de José Antonio Abreu (fondateur de l'Orchestre Simon Bolivar des Jeunes du Vénézuela), il remporte le concours de direction d'orchestre « Gustav Mahler » en 2004, puis reçoit les conseils de Claudio Abbado, Daniel Barenboïm et Simon Rattle.
Depuis 1999, il dirige l’Orchestre national des jeunes Simon Bolivar du Venezuela. En octobre 2009 il succède au Finlandais Esa-Pekka Salonen à la tête de l'Orchestre philharmonique de Los Angeles.

L'orchestre Simon Bolivar des jeunes du Vénézuela exerce une activité sociale et solidaire  dont le but est d'initier les enfants les plus jeunes (dès l'âge de 2 ans) et les plus démunis à la pratique de la musique classique. Le Vénézuela compte ainsi, pour 22 millions d'habitants, 250 000 jeunes pratiquant la musique classique au sein de 125 orchestres, ainsi que 36 orchestres symphoniques professionnels, 15 000 professeurs de musique et 136 centres de formation et conservatoires. Ce projet a été mis en place à la fin des années 1970 par José Antonio Abreu, économiste, chef d'orchestre et homme politique, devenu en 1988 ministre de la Culture. Chaque enfant désireux de jouer reçoit un instrument, se voit affecter un tuteur et peut commencer très vite à pratiquer en formation, plusieurs heures par jour.
Voici donc Gustavo Dudamel dirigeant cet orchestre dans la suite pour orchestre Daphnis et Chloé de Maurice Ravel.
partie 1
http://www.youtube.com/watch?v=PZwPKYjZPpA&fmt=18
partie 2
http://www.youtube.com/watch?v=v13LF61FJj0&feature=related&fmt=18

mardi 3 août 2010

Claudio Abbado

Claudio Abbado est un chef d'orchestre italien, né le 26 juin 1933 à Milan.
En entendant à l'âge de sept ans, à la Scala de Milan, les Nocturnes de Debussy, il décide qu'il sera chef d'orchestre. Après des études au conservatoire de Milan, c'est à Vienne qu'il se perfectionne à la direction d'orchestre avec Hans Swarowsky et participe dans les chœurs aux concerts de l'Orchestre philharmonique de Vienne dirigé par les plus grands, Hermann Scherchen, Josef Krips, Bruno Walter ou Herbert von Karajan.
En 1958, il remporte le concours Koussevitzky à Tanglewood.
Il débute à la Scala de Milan en 1960.
Le prix Dimitri Mitropoulos de l'Orchestre philharmonique de New York (1963) et son travail avec Leonard Bernstein marquent le début de la grande reconnaissance.
En 1965, à Salzbourg, ce sont les prémices de son parcours avec l'Orchestre philharmonique de Vienne, avec Mahler et sa Deuxième Symphonie dite Résurrection et avec l'Orchestre symphonique de Londres.
Ses premiers enregistrements sont publiés en 1967 chez Decca et Deutsche Grammophon.

La Scala

De 1968 à 1986, il est directeur musical de l'Orchestre du théâtre de La Scala de Milan.

Milan Londres Vienne
De 1978 à 1986, comme chef principal du London Symphony Orchestra, il trouve un instrument idéal pour son éclectisme musical, une période d'une Carmen de Georges Bizet exceptionnelle.
De 1986 à 1991, il occupe le poste de directeur général de l'Opéra de Vienne, avec l'Orchestre philharmonique de Vienne, où il dirige Verdi, Beethoven, Schubert, Berg, Rihm, Nono, Kurtág, Debussy.

Berlin
Il est élu chef principal de l'Orchestre philharmonique de Berlin en 1989.
Il va au cours de cette période élargir le répertoire de cet orchestre, rajeunir l'effectif et l'esprit de groupe. Le son de l'orchestre va évoluer vers plus de clarté sur le plan horizontal et vertical,les musiciens vont utiliser des instruments remis à la mode par le courant du renouveau de l'interprétation de la musique baroque, ouverture qui sera poursuivie par son successeur, Simon Rattle. Il ré-enregistrera ses œuvres fétiches, complétant sa discographie avec des œuvres de Beethoven, de Brahms en passant par Mahler, mais aussi de Schubert, Schumann ou Moussorgski. Il ouvre également le répertoire du Festival de Pâques de Salzbourg, où il ne succède à Karajan au poste de directeur musical qu'en 1994.
La maladie l'éloigne de l'orchestre. A son retour au faîte des honneurs et de la gloire, malgré les pressions commerciales il décide de quitter l'orchestre en 2002, et le retrouve pour un concert annuel qui est un grand moment comme en témoignent divers enregistrements.
Il dirige alors de rares concerts très attendus dans des œuvres choisies et approfondies avec au programme Mozart, Beethoven, Debussy, Bach ou Mahler.

Lucerne Bologne
En août 2003 il forme encore un orchestre, l'Orchestre du Festival de Lucerne à l'exemple d'Arturo Toscanini dans les années 30, avec des instrumentistes des orchestres qu'il a souvent dirigés (les orchestres philharmoniques de Berlin, de Vienne), ses orchestres (l'Orchestre de chambre d'Europe, l'Orchestre de chambre Gustav Mahler) et aussi de grands solistes, redevenus modestes instrumentistes, il va donner la 2e symphonie de Gustav Mahler puis en 2004, Tristan et Isolde de Richard Wagner. Il poursuit son cycle Mahler, les années suivantes avec un égal succès.

L'Art de Claudio Abbado
Sa grande sensibilité, sa profonde musicalité et l'importante étendue de son répertoire (de Monteverdi à Boulez), son influence sur la nouvelle génération de chefs d'orchestre, font de Claudio Abbado un des grands chefs d'orchestre du 20e siècle. Personnalité attachante, ouverture d'esprit se retrouvent dans ses interprétations marqués par l'intensité et la tension: la trame orchestrale tendue, qui souvent au concert n'est rompue que par les applaudissements, parfois quelques longues secondes après la fin de la musique

Voici Claudio Abbado dans les trois premiers mouvements de la Symphonie n°2 Résurrection en Do mineur de Gustav Mahler (profitez-en Mahler par Abbado ne reste pas longtemps sur You Tube !)
mouvement n°1
http://www.youtube.com/watch?v=vac_qyWXexg&fmt=18
http://www.youtube.com/watch?v=GdG9SYGsQ3g&feature=related&fmt=18
http://www.youtube.com/watch?v=L_YCWwoowSM&feature=related&fmt=18
mouvement n°2
http://www.youtube.com/watch?v=cUMA9yYfNQM&feature=related&fmt=18
mouvement n°3
http://www.youtube.com/watch?v=B7YftOVM7EI&feature=related&fmt=18
http://www.youtube.com/watch?v=bC6bt7qb36c&feature=related&fmt=18

mardi 8 juin 2010

Arturo Toscanini

Né en 1867, à Parme, Arturo Toscanini fut l'un des chefs les plus importants de la première moitié du XX ème siècle. Egal de Wilhelm Furtwängler - son contemporain-, ayant des idées musicales diamétralement opposées, il incarne la figure du commandeur au regard tranchant, à la battue mordante, acérée, vive. Scrupuleux, il entend respecter les indications des compositeurs. Poigne d'acier, il dirige en maître voire en tyran. Mais à l'idéal artistique implacable, correspondant aussi une exigence morale et humaine qui s'exprimera contre le fascisme. Si la musique est un combat, demandant l'implication de toute les forces vitales de l'être qui la sert, Arturo Toscanini en est l'ambassadeur: un musicien intransigeant cherchant la perfection dans ce monde.

Verdi, Puccini, Wagner
A 19 ans, loin de son Italie natale, à Rio de Janeiro, Toscanini alors violoncelliste, remplace le chef prévu et dirige par coeur Aïda de Verdi. Déjà maître de la direction, doué d'une vaste culture musicale, le jeune musicien recherche un poste de directeur musical. Depuis 1885, il a son diplôme en poche, obtenu au Conservatoire de sa ville natale, Gênes. Ambition presque réalisée lorsqu'en 1887, à 20 ans, il participe comme second violoncelliste dans l'orchestre de la Scala à la création d'Otello de Giuseppe Verdi. Cette expérience décisive renforce son amour pour le théâtre verdien.
Le jeune chef milite énergiquement pour la scène lyrique contemporaine, en particulier les véristes. Il crée ainsi Edmea de Catalani (Turin, 1887), Paillasse de Leoncavallo (Milan, 1892), La Bohême de Puccini (Turin, 1896). Entre temps sa nouvelle stature de directeur musical s'est imposée naturellement. Turin sera sa première "tribune": il doit y constituer l'orchestre du Teatro Regio et concevoir la programmation musicale. Il créera ainsi, les Quatre Pièces Sacrées de Verdi (1897) et dirige dès 1895, son autre "dieu", Richard Wagner, dont Le Crépuscule des dieux en première audition italienne, en 1895.

Milan, 1898
A 31 ans, le fougueux directeur musical prend les rennes de La Scala. Insatiable, conquérant de la perfection et de l'audace, entraînant sans faiblir les musiciens de l'orchestre derrière lui, à son rythme, Toscanini élargit le répertoire et dirige Pelléas, Eugène Onéguine, La Damnation de Faust, à nouveau, Le Crépuscule des dieux, Euryanthe... Mais lassé par d'incessants obstacles dans la quête de ce qu'il s'est fixé comme un idéal, le musicien s'éloigne de Milan à partir de 1903: il part en tournée avec l'Orchestre de Turin, un ensemble qu'il a façonné et qui est donc plus malléable à sa conception musicale.

New York, 1908-1915
A 41 ans, Toscanini traverse l'Océan Atlantique et rejoint le Metropolitan Opera. Malgré les lourdeurs administratives et l'apathie confortable de certains chanteurs dont Caruso ou Farrar, le maestro parmesan n'hésite pas là encore à bousculer les habitudes. Il y crée La fille du Far West de Puccini (1910) et aussi, en première américaine, Boris Godounov de Moussorsgki. L'épopée outre-atlantique aura duré sept ans.

Intraitable avec les nazis
En Italie pendant la guerre, Toscanini donne de nombreux concerts pour soutenir l'esprit des troupes (1915). De nouveau, La Scala le réclame en 1920: il y réorganise orchestre et choeur. Son énergie paraît illimitée. Sa force de travail et la pertinence de ses vues forcent l'admiration de tous ses contemporains. Au moment du fascisme naissant, ses racines républicaines (son père fut partisan de Garibaldi) se renforcent. Toscanini refuse de jouer l'hymne mussolinien à la création de Turandot de Puccini en 1926. En 1930 et 1931, il est l'invité du Festival de Bayreuth où il dirige Tannhäuser, Tristan et Parsifal. Entre 1934 et 1937, Toscanini réalise un voeu pieu: il dirige aussi au festival de Salzbourg, Falstaff, Fidelio, Les maîtres chanteurs, La flûte enchantée...
Les années 1930 représentent l'aboutissement du "son" Toscanini, la réalisation d'un idéal très élevé et qu'il n'a cessé de suivre quoi qu'il en coûte. L'année 1935 regroupe plusieurs concerts retentissants de ce point de vue, imposant sa baguette et la carrure de l'homme: Missa Solemnis de Beethoven (New York, avril), Fidelio et Falstaff (Festival de Salzbourg à l'été)... Auditeur de sa Lucia di Lammermoor puis de son Falstaff à la Scala, de son Tannhäuser à Bayreuth, le jeune Karajan est bouleversé, saisi par la puissance rythmique et le souffle lyrique des phrasés. Le sens de la construction insuffle à chacune de ses lectures, magnétisme expressif et grandeur spirituelle. Mais ce que nous ne mesurons pas suffisamment dans les enregistrements disponibles, c'est le travail de la texture et la sonorité des orchestres de Toscanini, qui d'après les témoignages des spectateurs et des auditeurs contemporains, suscitaient un égal enthousiasme.
Aux côtés de Verdi, Wagner, Toscanini a abondamment "servi" Debussy dont grâce à la sonorité qu'il obtenait, il jouait comme personne La Mer. Le compositeur ébloui par l'interprétation du chef, accepta de modifier quelques passages selon les suggestions de son contemporain. Ajoutons qu'entre 1935 et 1938, il enregistre à Londres avec l'Orchestre symphonique de la BBC, de nombreuses gravures demeurées légendaires.
Ses positions politiques seront nettes et sans complaisance vis-à-vis des fascistes. Il cesse toute participation à Bayreuth en 1933 quand Hitler prend le pouvoir, et après l'Anschluss (1938), il refuse de jouer à Salzbourg.

Retour aux USA
A New-York, en 1933, sa fille Wanda est longuement courtisée par Vladimir Horowitz. Leur mariage est célébré le 21 décembre... à Milan. La chaîne NBC met à sa disposition, à New York, un orchestre symphonique qu'il dirigera entre 1937 et 1954. C'est à cette époque et avec cette phalange dont il dispose à son gré que Toscanini, dans le studio 8-H, réalisera bon nombre de ses enregistrements officiels pour la firme RCA. Les bandes de l'époque montrent avec volonté et exigence, comment le chef menait son orchestre, invectivant parfois violemment ses musiciens. Au nom de sa conception des oeuvres, il désirait ardemment un retour aux sources, dans le respect de la structure rythmique, pour l'intensité poétique des partitions, exigeant de ses troupes comme de lui-même. Scrupuleux des indications ou didascalies de l'auteur, Toscanini, apôtre de l'orthodoxie, s'inscrit dans la lignée des chefs tels Mendelssohn, puis Strauss, Busch, Krips, Szell... En cela, il s'écartait des conceptions de Berlioz, Wagner ou Liszt.
De retour dans l'Italie libérée, le chef dirige à La Scala et à La Fenice, rénovées. Il succombe dans son appartement new-yorkais de Riverdale, le 16 janvier 1957.

Je vous invite à comparer l'exécution qui suit de la 5ème symphonie de Beethoven avec celle de Karajan que nous avons publiée ici même et que vous pourrez retrouver sur le blog. Tiens vous direz-vous peut-être en écoutant le début mais ces silences entre les accords je ne me souviens pas les avoir notés dans la version Karajan pourtant ici ils prennent toute leur importance.... pour votre information ces silences.... sont dans la partition.
partie 1
http://www.youtube.com/watch?v=N6K_IuBsRM4&fmt=18
partie 2
http://www.youtube.com/watch?v=ijiHzheK4GQ&fmt=18
partie 3
http://www.youtube.com/watch?v=9Mt7NIPFgQk&fmt=18
partie 4
http://www.youtube.com/watch?v=-mZ4_aWfH7s&fmt=18

vendredi 7 mai 2010

Herbert Von Karajan

Le chef d'orchestre Herbert von Karajan est né à Salzbourg le 5 avril 1908 et décédé à Anif près de Salzbourg le 16 juillet 1989

Biographie
Herbert von Karajan fait ses des débuts officiels de chef d'orchestre en 1929 en dirigeant Salomé de Richard Strauss à Salzbourg et devient, jusqu'en 1934, premier maître de chapelle de l'Opéra d'État d'Ulm. En 1933, il fait ses débuts au Festival de Salzbourg en dirigeant La Nuit de Walpurgis de Mendelssohn. Il adhère au parti nazi en mars 1935, dans le but d'obtenir le poste ardemment convoité de chef de l'orchestre symphonique du Théâtre d'Aix-la-Chapelle. Cette année-là, il est le plus jeune chef d'orchestre allemand et il est invité à diriger à Stockholm, Bruxelles et Amsterdam. En 1937, il fait ses débuts à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin et de l'Opéra national dans Fidelio.

En 1939, Karajan s'attire l'inimitié de Hitler lors d'un concert de gala donné en l'honneur des monarques yougoslaves où, en raison de l'erreur d'un chanteur, il perd le fil des Maîtres Chanteurs — qu'il dirigeait sans partition, comme à son habitude —, les chanteurs cessent alors de chanter et, dans la plus grande confusion, le rideau tombe ; furieux, Hitler donne cet ordre à Winifred Wagner : « Moi vivant, Herr von Karajan ne dirigera jamais à Bayreuth ». Karajan demeure cependant à la tête de l'orchestre de la Staatskapelle de Berlin à l'Opéra national, mais en 1942, il est exclu du parti nazi pour avoir épousé une femme qui a un quart de sang juif.

Après la guerre, en 1947, il est « dénazifié » par les Alliés et pris sous contrat par Walter Legge, pour devenir l'année suivante chef d'orchestre permanent du Philharmonia Orchestra à Londres. A la réouverture du Festival de Bayreuth en 1951, ainsi que l'année suivante, il est invité à diriger l'orchestre du festival, notamment dans un Tristan et Isolde devenu légendaire. Après la mort de Furtwängler en 1954, il est élu en 1955 chef à vie de l'Orchestre philharmonique de Berlin, et dès cette année-là, après un premier concert à New York, il fait avec l'orchestre une grande tournée aux États-Unis, qu'il renouvelle l'année suivante.

En 1956, Karajan prend la direction artistique du Festival de Salzbourg, qu'il ne quittera pas jusqu'en 1988. En 1957, il succède à Karl Böhm en tant que directeur artistique de l’Opéra d’État de Vienne, poste qu'il quitte en 1964 sur une brouille. En 1967 il crée le Festival de Pâques de Salzbourg, tout en restant à la tête du Festival de Salzbourg.
De 1969 à 1971, il est le directeur artistique de l'Orchestre de Paris. En 1977, il retrouve l'Orchestre philharmonique de Vienne pour la première fois depuis 1964 ; il n'y sera plus jamais directeur, mais chef invité. À partir de 1982, ses rapports avec « ses » musiciens de Berlin sont de plus en plus tendus et Karajan va de plus en plus souvent diriger à Vienne. En 1987, il dirige le Concert du Nouvel An au Musikverein de Vienne avec la soprano Kathleen Battle.

Il donne son dernier concert parisien en 1988 au Théâtre des Champs Elysées, avec, au programme, La Nuit transfigurée de Schönberg et la première symphonie de Brahms. Usé par la maladie et la douleur, il démissionne en 1989 de l'Orchestre philharmonique de Berlin, et réalise en avril, chez Deutsche Grammophon et avec l'Orchestre philharmonique de Vienne, son dernier enregistrement, celui de la septième symphonie de Bruckner.

Karajan et le disque

235 millions de disques vendus, un tiers du chiffre d'affaires de Deutsch Grammophon plus d'albums vendus que les Beatles (eh oui Sergent !), un empire estimé à plus de 250 millions d'euros ! En 2008 l'année du jubilé Karajan plus de 8 millions de CD et DVD ont été vendus ! Karajan était doté aussi d'un talent peu commun pour le marketing.
Quand on lui demanda d'orchestrer l"hymne européen à partir des thèmes de la neuvième symphonie de Beethoven il exigea des droits d'auteur malgré les multiples tentatives pour l'en dissuader et aujourd'hui quand on exécute cet hymne européen sa succession touche des droits !
Très impliqué dans la technologie d'enregistrement et ayant explicitement précisé dans ses contrats que ses droits s'appliqueraient sur tout média nouveau à venir, il fit augmenter la capacité d'un CD ROM par Sony pour que sa version de la neuvième symphonie de Beethoven puisse y tenir.

L'art de Karajan
Karajan et l'orchestre philharmonique de Berlin ont porté au plus haut ce fameux son allemand aux médiums puissants et avec une prédilection marquée pour le legato. Si aujourd'hui on considère toujours Karajan comme une référence ce n'est plus que sur un répertoire limité, Beethoven, Brahms, Wagner, Richard Strauss.
Voici à titre d'illustration la cinquième symphonie de Beethoven:
mouvement n°1
http://www.youtube.com/watch?v=6yW_bTKC8EY&feature=related&fmt=18
mouvement n°2
http://www.youtube.com/watch?v=VIe3gxh7E7Y&feature=related&fmt=18
mouvement n°3
http://www.youtube.com/watch?v=xeNT9PSXYxo&feature=related&fmt=18
mouvement n°4
http://www.youtube.com/watch?v=jjjVFNA82oc&feature=related&fmt=18