mercredi 21 juillet 2010

Le concerto pour violon de Brahms

Le Concerto pour violon en ré majeur (opus 77) de Johannes Brahms est une de ses œuvres les plus célèbres. Composé durant l'été 1878 pour et avec Joseph Joachim, il fut exécuté pour la première fois par celui-ci le 1er janvier 1879 accompagné par l'orchestre du Gewandhaus de Leipzig sous la direction du compositeur. Il suit la forme classique du concerto pour violon, avec deux mouvements rapides encadrant un mouvement lent (aussi connu comme vif lent vif); ce n'est pas anodin puisque le Second concerto pour piano de Brahms (également composé en 1878) compte quatre mouvements et s'écarte, lui, de cette forme. Cependant, Brahms avait à l'origine prévu pour son concerto pour violon un quatrième mouvement (un scherzo).
Son pendant reste le Concerto pour violon de Ludwig van Beethoven, également en ré majeur mais il fut abondamment critiqué, notamment par Claude Debussy qui le traite de « rocaillerie » et de « monopole de l'ennui», par Gabriel Fauré ou par Édouard Lalo. L'œuvre est particulièrement difficile pour le soliste : lors de sa création, le chef d'orchestre Hans von Bülow l'a qualifié de concerto contre le violon.
Voici ce concerto par Henryk Szeryng
mouvement n°1
http://fr.youtube.com/watch?v=OlIEbBcXT_U&fmt=18
mouvement n°2
http://fr.youtube.com/watch?v=nXAKs8fZvxM&feature=related&fmt=18
mouvement n°3
http://fr.youtube.com/watch?v=lB0UeWKRpLg&feature=related&fmt=18

samedi 17 juillet 2010

Dvorak Symphonie n°5

La Symphonie n° 5 en fa majeur, opus 76 (B.54), a été écrite par Antonín Dvorák entre le 15 juin et le 23 juillet 1875. Elle est dédiée à Hans von Bülow et comporte quatre mouvements: Allegro ma non troppo, Andante con moto, Scherzo : Allegretto scherzando, Finale: Allegro molto. Les deuxième et troisième mouvements s'enchaînent sans pause.
Le premier mouvement s'ouvre sur des appels doux des clarinettes (qui annoncent ceux du début de la Symphonie n° 1 de Mahler, composée en 1888). De ce bref motif, Dvorák tire des passages « panoramiques » grandioses, et un long développement fait circuler les appels (et leurs variantes) entre les différentes sections des vents de l'orchestre en une sorte de kaléidoscope sonore des plus séduisants. Les deux mouvements suivants poursuivent cette veine lumineuse. Puis, le Finale est attaqué fortement en mineur par les cordes graves, produisant un effet de bascule qui relance puissamment le discours musical. Cet effet spectaculaire (et parfois critiqué) avait très peu de précédents dans le répertoire. Joseph Haydn l'avait employé dans deux de ses Quatuors à cordes opus 76 de 1797 (le n° 1 en sol majeur et le n° 3 « Empereur » en do majeur). Gustav Mahler, étant natif de Bohême et connaissant bien les œuvres orchestrales de Dvorák, reprendra le même effet dans sa Première symphonie avec un orageux Finale débutant comme ici brutalement, et en mineur. Un magnifique second thème, lyrique cette fois, viendra apaiser quelque peu le tumulte : ses harmonies modales possèdent d'étonnantes couleurs presque blues. Au bout du compte, l'œuvre se termine en fa majeur avec une brillante coda.

Voici cette symphonie dirigée par Ricardo Muti:
partie 1
http://www.youtube.com/watch?v=pRokZq-uM2Q&fmt=18
partie 2
http://www.youtube.com/watch?v=lEuS5ohgoiE&feature=related&fmt=18
partie 3
http://www.youtube.com/watch?v=5O2VHdVnnps&feature=related&fmt=18
partie 4
http://www.youtube.com/watch?v=MxTpscXdnNk&feature=related&fmt=18
partie 5
http://www.youtube.com/watch?v=5vrUQMeUqcM&feature=related&fmt=18
partie 6
http://www.youtube.com/watch?v=y67T4uGtjis&feature=related&fmt=18

dimanche 4 juillet 2010

Le Requiem de Giuseppe Verdi

Après avoir connu le succès avec l'opéra Aïda en 1871, Verdi composa sa Messe de Requiem comme si elle devait être sa dernière œuvre, en mémoire de son défunt compatriote Alessandro Manzoni mort en 1873. Verdi fut si ébranlé par la mort de Manzoni qu'il ne put se joindre au cortège funèbre. Manzoni, comme Verdi, s'était engagé pour l'unité italienne au sein du Risorgimento, pour les idéaux de justice et d'humanité. L’œuvre a pour origine une commande passée à plusieurs compositeurs italiens pour écrire une messe de requiem à la mémoire de Rossini (mort le 13 novembre 1868). Des treize pièces de ce Requiem, Verdi écrit la treizième, le Libera me. La Messe per Rossini ne fut jamais exécutée, mais Verdi envisaga rapidement de composer un requiem entier à partir de sa première pièce.
Verdi offrit à la ville de Milan la composition d'une Messe qu'il devait créer un an après le décès de Manzoni. La ville accepta l'offre avec empressement. C'est pourquoi la Messe fut à l'origine appelée « Requiem de Manzoni ».
La création eut lieu le jour du premier anniversaire de la mort de Manzoni le 22 mai 1874 en l'église San Marco de Milan sous la direction du compositeur lui-même. Le Requiem fut accueilli avec un grand enthousiasme et trois autres exécutions furent réalisées au théâtre de la Scala, où la foule se pressa. Verdi dirigea aussi le Requiem huit jours après à Paris, à l'Opéra Comique, et en 1875 à Londres et à Vienne. En Allemagne les premières eurent lieu en décembre 1875 à Cologne et à Munich.
Voici ce Requiem dans une distribution prestigieuse sous la direction de Claudio Abbado avec Angela Gheorgiu et Roberto Alagna.
partie 1
http://fr.youtube.com/watch?v=KsyDS5sr_gI&feature=channel&fmt=18
partie 2
http://fr.youtube.com/watch?v=2KT8bJoIRHM&feature=channel&fmt=18
partie 3
http://fr.youtube.com/watch?v=yiKmHEzbIdI&feature=channel&fmt=18
partie 4
http://fr.youtube.com/watch?v=bkLpUVnQpog&feature=channel&fmt=18
partie 5
http://fr.youtube.com/watch?v=dTAw_i4a9vQ&feature=channel&fmt=18
partie 6
http://fr.youtube.com/watch?v=mKrVGoKhxBk&feature=channel&fmt=18
partie 7
http://fr.youtube.com/watch?v=5EF6LwHuca8&feature=channel&fmt=18
partie 8
http://fr.youtube.com/watch?v=VfLCKp1U7is&feature=channel&fmt=18
partie 9
http://fr.youtube.com/watch?v=uIEajcJvs9w&feature=channel&fmt=18